Airbus présente ses résultats pour les neuf premiers mois de 2018

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  • Priorité aux livraisons et à la sécurisation de la montée en cadence
  • Les chiffres des neuf premiers mois de l’année reflètent essentiellement les performances de l’A350 XWB et le profil des livraisons d’avions
  • Chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros ; EBIT ajusté à 2,7 milliards d’euros ; flux de trésorerie disponible avant fusions-acquisitions et financements-clients à -4,2 milliards
    d’euros
  • EBIT (reporté) à 2,7 milliards d’euros : BPA (reporté) à 1,88 euro
  • Les prévisions 2018 actualisées reflètent les dernières perspectives de livraisons

Amsterdam, le 31 octobre 2018 – Airbus SE (symbole boursier : AIR) a publié ses résultats
consolidés pour les neuf premiers mois de 2018 et actualisé ses prévisions pour l’ensemble
de l’exercice.

« Les résultats des neuf premiers mois de l’année reflètent les bonnes performances de
l’A350 et le profil des livraisons d’avions. Même si nous avons livré plus d’avions que l’année
dernière à la même époque, il nous reste encore beaucoup à faire pour atteindre nos
objectifs », a déclaré Tom Enders, Président exécutif (CEO) d’Airbus. « S’agissant du
programme A400M, les progrès sont tangibles en ce qui concerne les capacités militaires,
les livraisons et le rétrofit. Les discussions relatives à l’avenant contractuel progressent
également, mais un peu plus lentement que prévu. Nos principales priorités opérationnelles
continuent de porter sur les livraisons d’avions commerciaux et la sécurisation de la montée
en cadence de production de l’A320neo. »
Au 1er juillet 2018, le programme aéronautique A220 a été totalement intégré au périmètre
d’Airbus.

Airbus a enregistré 256 commandes nettes d’avions commerciaux (9m 2017 : 271 avions) et
311 commandes brutes, dont 58 A350 XWB. Les perspectives fondamentales demeurent
robustes, étant donné que le carnet de commandes atteignait 7 383 avions commerciaux au
30 septembre 2018 (3). Les commandes nettes d’hélicoptères s’élèvent à 230 unités (9m
2017 : 210 unités), dont 6 Super Puma et 36 H145 au cours du seul troisième trimestre. Les prises de commandes d’Airbus Defence and Space sur les neuf premiers mois de 2018
totalisent environ 5,0 milliards d’euros, en incluant le contrat de l’Allemagne en faveur du
drone Heron TP.

Le chiffre d’affaires consolidé progresse à 40,4 milliards d’euros (9m 2017 : 38,0 milliards
d’euros (1)), essentiellement grâce à Airbus et comprenant les changements de périmètre.
Airbus a livré un total de 503 avions commerciaux (9m 2017 : 454 avions), dont 8 A220, 395
avions de la Famille A320, 31 A330, 61 A350 XWB et 8 A380. Airbus Helicopters a livré 218
appareils (9m 2017 : 266 unités) et enregistré un chiffre d’affaires stable à périmètre
constant. Le chiffre d’affaires reporté d’Airbus Helicopters reflète le changement de périmètre
résultant de la vente de Vector Aerospace fin 2017. Le chiffre d’affaires d’Airbus Defence
and Space traduit la stabilité de l’activité et le changement de périmètre résultant
essentiellement de la cession de Defence Electronics en février 2017 et d’Airbus DS
Communications, Inc. en mars 2018.
L’EBIT ajusté consolidé – une mesure alternative de la performance et un indicateur clé
reflétant la marge commerciale sous-jacente excluant les charges ou bénéfices significatifs
induits par les variations des provisions pour les programmes, la restructuration, les effets de
change ou encore les plus-values/pertes issues des cessions et acquisitions d’activités –
s’est élevé à 2 738 millions d’euros (9m 2017 : 1 208 millions d’euros(1)).
L’EBIT ajusté d’Airbus de 2 340 millions d’euros (9m 2017 : 806 millions d’euros (1)) progresse
notamment grâce aux performances de l’A350 et à la hausse des livraisons, en particulier de
l’A320neo.
S’agissant du programme A320neo, 222 exemplaires au total avaient été livrés à fin
septembre 2018, contre 90 un an plus tôt à la même époque. En ce qui concerne le
programme A330neo, l’A330-900 a reçu sa certification de type de l’Agence européenne de
la sécurité aérienne (AESA) en septembre et le premier exemplaire devrait être livré
prochainement. En parallèle, le programme A350 progresse à bon rythme et devrait atteindre
son objectif de production de 10 exemplaires par mois d’ici la fin de l’année 2018. Les coûts
récurrents du programme continuent de baisser grâce à la courbe d’apprentissage du
développement de la version -900 qui profite à l’A350-1000.

L’EBIT ajusté d’Airbus Helicopters a progressé à 202 millions d’euros (9m 2017 : 161 millions
d’euros (1)), traduisant la solide exécution sous-jacente des programmes, qui a compensé la
faiblesse des livraisons.
L’EBIT ajusté d’Airbus Defence and Space progresse à 409 millions d’euros (9m 2017 : 397
millions d’euros (1)), reflétant la stabilité des principales activités et la solide exécution des
programmes. Sur une base comparable, l’EBIT ajusté de la Division est stable.
S’agissant du programme A400M, Airbus a réalisé des progrès tangibles en ce qui concerne
les capacités militaires et le plan de livraison et de rétrofit. Airbus respecte les objectifs fixés
en février 2018 dans le cadre de la Déclaration d’intention (DoI) convenue avec l’OCCAR et
les Nations partenaires, mais la transformation de cette DoI en avenant contractuel prend un
peu plus de temps que prévu. Des risques demeurent, notamment en ce qui concerne le
développement des capacités techniques, la sécurisation de commandes suffisantes à
l’export dans les temps, la fiabilité opérationnelle des avions, et tout particulièrement des
moteurs, et la réduction des coûts par rapport au nouveau référentiel.
Les dépenses de R&D autofinancées consolidées s’élèvent à 2 103 millions d’euros (9m
2017 : 1 918 millions d’euros).

L’EBIT (reporté) consolidé a augmenté à 2 683 millions d’euros (9m 2017 : 1 673 millions
d’euros (1)), et inclut des ajustements totalisant -55 millions d’euros et restant globalement
inchangés depuis le 30 juin 2018. Ces ajustements comprennent :

  • La révision à la hausse de la provision pour l’A400M à 105 millions d’euros, essentiellement en raison de l’évolution anticipée des prix, soit 7 millions d’euros de plus que les 98 millions d’euros provisionnés pour le premier semestre 2018 ;
  • Un impact négatif de 23 millions d’euros lié aux premiers hélicoptères H160 ;
  • Un impact négatif de 109 millions d’euros lié à des coûts de compliance et autres ;
  • Un impact positif de 26 millions d’euros lié à l’écart de comptabilisation des paiements avant livraison en dollars US et aux réévaluations bilancielles ;
  • Une plus-value nette de 156 millions d’euros générée par la cession de diverses activités d’Airbus Defence and Space.

Le résultat net(2) consolidé de 1 453 millions d’euros (9m 2017 : 1 398 millions d’euros (1)) et le bénéfice par action (BPA) de 1,88 euro (9m 2017 : 1,81 euro (1)) tiennent compte d’un impact négatif induit par l’ajustement de valeur de certains instruments financiers en raison des effets de change, partiellement compensé par la réévaluation positive de certains investissements de capitaux. Le résultat financier est de -413 millions d’euros (9m 2017 : +101 millions d’euros (1)).
Le résultat net reflète également un taux d’imposition effectif plus important induit par la réévaluation des dettes et créances fiscales.

Le flux de trésorerie disponible consolidé avant fusions et acquisitions et financements-clients s’établit à -4 169 millions d’euros (9m 2017 : -3 344 millions d’euros) et comprend désormais l’A220. Il reflète la progression des livraisons d’avions, mais aussi la montée continue des cadences de production et l’attente de livraison pour certains avions assemblés. Le flux de trésorerie disponible consolidé à -3 928 millions d’euros (9m 2017 : – 3 208 millions d’euros) comprend le produit net de 0,4 milliard d’euros généré par la cession de diverses activités au sein d’Airbus Defence and Space. Le flux de trésorerie pour le financement d’avions a été limité. La trésorerie nette consolidée au 30 septembre 2018 s’établissait à 7,2 milliards d’euros (fin 2017 : 13,4 milliards d’euros) après le financement des pensions de 1,0 milliard d’euros au troisième trimestre. La trésorerie brute s’élève à 18,3 milliards d’euros (fin 2017 : 24,6 milliards d’euros). S’agissant des livraisons sur l’ensemble de l’exercice, la montée en cadence de la production de l’A320neo est en cours, mais les perturbations consécutives à la livraison tardive des moteurs au premier semestre 2018, ainsi que certains défis industriels internes, rendent encore plus ambitieux les objectifs pour l’ensemble de l’exercice 2018. Beaucoup reste à faire d’ici la fin de l’année pour honorer les engagements. Le programme de livraison de l’A330neo a été ajusté pour tenir compte des toutes dernières prévisions 2018 du motoriste partenaire. De plus, Airbus travaille activement à la résolution de certains défis commerciaux concernant les programmes A330ceo et A380 avec la fin de l’année comme échéance. Perspectives Pour établir ses perspectives en 2018, l’Entreprise table sur des taux de croissance de l’économie mondiale et du trafic aérien international conformes aux prévisions indépendantes qui prévalent et sur l’absence de perturbation majeure. Les bénéfices et perspectives 2018 sont calculés conformément à la norme IFRS 15. Les prévisions de bénéfice et de flux de trésorerie disponible pour 2018 s’entendent avant fusions et acquisitions. Elles incluent désormais l’intégration de l’A220.

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