Ambitions internationales pour l’entreprise franco-américaine Airware

Le marché du drone connaît ces dernières années une croissance fulgurante. Que ce soir pour une utilisation civile ou militaire, les drones font assurément partie des nouvelles tendances du XXIe siècle. En France, seules dix années séparent le début de la démocratisation des de ces engins volants de la situation actuelle, où le marché compte entre 4000 et 5000 opérateurs de drones. Rares sont les entreprises qui ont été là au début et qui subsistent aujourd’hui mais fortes sont celles qui sont arrivées en cours de route et qui se placent parmi les championnes du secteur. Airware fait partie de celles-ci : c’est une entité franco-américaine dont la branche française est codirigée par l’entrepreneur enthousiaste Emmanuel de Maistre. Les ambitions de l’entreprise dans le marché de l’exploitation d’images prises par drones sont prometteuses et surtout internationales.

Des origines françaises à l’entreprise franco-américaine

Les origines de la compagnie Airware sont celles de deux entités. D’un côté, l’entreprise américaine du même nom, fondée en 2011 par un ancien ingénieur de Boeing et commercialisant des solutions clés en main pour les industriels. De l’autre, la société française RedBird, qui proposait les mêmes services que son homologue américaine mais sur le marché français. C’est en 2016 et suite à un déplacement d’un des cofondateurs de RedBird aux Etats-Unis que l’idée de fusionner les deux entités est venue. S’unir pour mieux conquérir un même marché, telle était l’ambition. Aujourd’hui, Airware compte une centaine d’employés dont 25 travaillent en France. L’entreprise est numéro un sur le marché européen.

Emmanuel de Maistre est l’un des codirigeants d’Airware France. A la tête d’une équipe de 25 personnes, il pose ici avec un drone équipé d’une caméra embarquée et utilisé par les clients de la société.

Mais alors quelles sont donc ces solutions clés en main proposées par Airware ? Pour le comprendre, il nous faut explorer l’univers des carrières minières, dont l’exploitation permet de pourvoir les besoins d’industries comme celle du bâtiment. On en dénombre environ 4000 en France, fournissant l’équivalent d’un million de tonnes de sable chaque jour. Les normes qui encadrent l’exploitation des carrières sont strictes et exigent une connaissance parfaite de la topologie du terrain exploité. Pour satisfaire ces exigences réglementaires et quantifier les productions, les exploitants peuvent aujourd’hui choisir entre faire appel à des géomètres dont les missions s’étalent sur plusieurs jours et utiliser un drone muni d’une caméra dont les données sont traitées en quelques heures par la solution Airware. La deuxième option est d’une simplicité déconcertante car l’exploitant n’a besoin que d’un drone avec pilote et d’une connexion internet.

Ambitions internationales

Les images récoltées par la caméra du drone sont envoyées sur le cloud d’Airware pour traitement, avant de pouvoir être exploitées sous forme d’une reconstitution 3D plus que fidèle à la réalité. L’entreprise franco-américaine propose une solution clé en main, depuis le drone (conçu par Sensefly) jusqu’à l’imagerie exploitable. Les sites qui utilisent cette solution en France sont au nombre de 150 et profitent d’une véritable plus-value en matière de productivité.

En janvier 2017, le géant américain des machines de construction Caterpillar est entré dans le capital d’Airware. Cet événement est le témoin du succès des produits développés par Airware et son entité française. Le réseau de clients de Caterpillar, dont les machines sillonnent les carrières du monde entier, s’ouvre à Airware qui peut désormais compter sur un marché mondial. Actuellement, les produits du développeur de logiciels pour drone sont utilisés dans plus d’une dizaine de pays et les perspectives de développement sont immenses pour un marché qui pourrait se chiffre à plusieurs milliards d’euros.

 

Loïck Laroche-Joubert, à Paris pour AeroMorning

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