Antoine Lapotre (IPSA promo 2018) à la conquête de l’Arizona

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Semestre à l’International : Antoine Lapotre (IPSA promo 2018) à la conquête de l’Arizona

Dans le cursus de l’IPSA, tous les étudiants doivent accomplir un semestre à l’International en 4e année. Durant l’été, l’école vous propose de découvrir comment les IPSAliens de la promotion 2018 préparent leur voyage. Après Maëlie Pho, partie pour la Corée du Sud, c’est au tour d’Antoine Lapotre de raconter ses préparatifs pour son séjour dans la ville de Tucson, Arizona.

Est-ce qu’effectuer ton semestre aux États-Unis était une vraie volonté de ta part ?

Clairement ! Les États-Unis étaient mon choix numéro un. Dans mon esprit, il n’y avait pas d’autres destinations possibles.

Pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons. D’abord, il y a l’aspect culturel : n’ayant jamais mis les pieds sur le continent américain, j’étais curieux de découvrir la vie sur place. Ensuite, il y a aussi l’aspect « études » puisque l’Université d’Arizona est connue dans le monde entier. D’ailleurs, comme de nombreux professeurs reconnus en aéronautique ont été formés aux États-Unis, ça me semblait particulièrement intéressant d’aller moi aussi me former « à la source ». Enfin, c’est aussi pour moi l’occasion de découvrir un campus résolument différent de celui que j’ai connu à l’IPSA : celui qui m’attend là-bas accueille près de 35 000 étudiants et dispose de moyens hors-normes comparés à ceux dont disposent les écoles françaises.

Avant de partir pour l’Arizona, avais-tu pu déjà visiter d’autres pays ?

J’ai fait tous les pays frontaliers à la France, mais le pays le plus loin où j’ai pu me rendre, c’est Hong-Kong en 2014, dans le cadre d’un programme d’échange aéronautique : les Cadets de l’Air.

Connais-tu déjà ta date de ton retour ?
Oui. En fait, je suis un des premiers IPSAliens à arriver sur place (Antoine sera aux États-Unis à partir du 18 août) et serai aussi le premier à repartir puisque mon retour est prévu pour le 20 décembre, à la fin des cours. J’ai voulu arriver en avance car j’étais vraiment impatient de pouvoir prendre mes marques avant que ne commencent les cours. Là, je vais avoir une semaine et demi pour repérer les alentours et pourquoi pas faire quelques attractions touristiques avant le jour J.

As-tu justement programmé tes activités sur place en dehors des cours ?

Même si je me suis procuré le Guide du Routard, je n’ai pas encore établi de programme précis. En fait, tout dépendra de mon budget qui, de base, est assez serré. J’espère tout de même pouvoir me rendre au Grand Canyon. C’est mon objectif numéro un. Après, à Tucson comme dans les alentours, il y a aussi pas mal de choses à voir, comme le Musée de l’aéronautique ou encore des cimetières d’avions.

Des cimetières d’avions ?

C’est typiquement américain. Il faut savoir que l’US Air Force possède énormément d’avions. Quand ils sont en fin de potentiel, elle les met dans le désert, l’air chaud permettant aux appareils de ne pas s’oxyder. Cela lui permet éventuellement de récupérer par la suite des pièces de rechange, voire des avions complets, en cas de besoin sur les avions opérationnels. On y trouve donc des centaines d’avions de tous types : des F-14, des B-52, des F-16, etc. Il paraît que c’est très impressionnant.

Parlons du budget : comment l’as-tu préparé ?
Ma préparation pour le voyage a commencé en septembre-octobre, même si j’ai su ma destination finale qu’aux vacances de Noël. Partir pour les États-Unis serre naturellement le budget, à cause de nombreux frais obligatoires : les billets d’avion, les frais de visa, l’assurance sur place, l’assurance rapatriement, le logement, etc. Cela s’accumule très vite et, avant même de mettre les pieds sur le territoire américain, la facture s’élève déjà à près de 2 500 euros. Ce n’est donc pas si facile que ça. En ce qui me concerne, j’ai plutôt été économe ces derniers mois, en plus de donner des cours particuliers tout au long de l’année et travailler cet été. J’ai aussi la chance d’avoir mes parents pour m’aider dans ce projet.

Où seras-tu logé sur place ?
Dans un logement étudiant, à seulement 1 kilomètre du campus. Je vais le partager avec trois autres IPSAliens. Chacun possédera sa chambre et sa salle de bain. Seule la cuisine est commune.

En conclusion, concernant les cours, à quoi t’attends-tu ?

Contrairement à ce qui se fait en France, on demande davantage aux étudiants de se préparer à l’avance. Après, concernant les classes et les cours magistraux, on verra à la rentrée. Aussi, comme je sais que les étudiants américains travaillent beaucoup en mode projets, je m’attends donc à devoir en réaliser quelques-uns, voire beaucoup.

Appréhendes-tu la pratique de l’anglais ?
Pas tellement. Je ne suis pas parfaitement bilingue, mais j’ai toujours su me débrouiller pour comprendre et me faire comprendre. Même si je fais parfois des erreurs, je n’ai pas peur de pratiquer et j’espère justement que ce séjour me permettra d’avoir un anglais très fluide, voire courant.