Le CNES et l’AFD signent un accord-cadre sur le thème du développement durable

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Le CNES et l’AFD ont signé mercredi 21 juin, un accord-cadre afin que les solutions satellitaires contribuent significativement à la planification, la mise en œuvre et le suivi d’interventions de développement. Les organisations, les pays et les entreprises structurent en effet avec l’aide du spatial leurs efforts pour le développement durable autour de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de ses 17 objectifs.

 

Les États, leurs agences et leurs entreprises structurent leurs efforts pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) qui couvrent notamment l’Accord de Paris sur le climat, le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), le protocole de Nagoya et les objectifs d’Aichi pour 2020 sur la biodiversité. Dans cette optique, le spatial est un acteur incontournable. Le CNES y joue un rôle actif par une coopération étroite avec les agences spatiales du monde entier et nombre d’organismes internationaux et par un partenariat avec les opérateurs de l’Etat pour des applications plus locales. C’est en ce sens que Jean-Yves LE GALL, Président du CNES et Rémy RIOUX, Directeur de l’AFD viennent de signer un accord-cadre.

Ce type d’efforts peut être démultiplié si les agences portent leurs actions en 2018 dans le cadre d’UNISPACE+50, synchronisant la feuille de route du spatial avec celle de l’Agenda 2030. Par l’observation et la compréhension du climat, l’étude et la prévision des perturbations climatiques, le spatial a permis de contribuer au succès de la COP21. Le CNES, avec l’ISRO, a coordonné la Déclaration de New Delhi par laquelle les agences s’engagent à orchestrer leurs moyens spatiaux afin d’aller vers un système d’information utile aux scientifiques et aux décideurs. Ainsi, les satellites OCO2 américain, GOSAT japonais et TANSAT chinois, suivis par la mission franco-britannique MicroCarb en 2020 pour la mesure du dioxyde de carbone et par le satellite franco-allemand Merlin en 2021 dédié à la compréhension des émissions de méthane, formeront une constellation internationale pour la mesure des gaz à effet de serre.

Le spatial est aussi reconnu comme un outil essentiel pour la gestion des catastrophes dont celles engendrées par l’évolution du climat. A l’occasion d’UNISPACE III, le CNES avec l’ESA, avait proposé l’adoption de la Charte internationale Espace et catastrophes majeures, qui permet de fournir rapidement des images permettant d’apporter une aide majeure aux populations et de prévoir une reconstruction durable des territoires et des infrastructures. Les satellites permettent aussi de suivre les ressources naturelles telles que l’eau. Le CNES y contribue avec les satellites franco-américains Jason, franco-indiens SARAL-AltiKa et Megha-Tropiques et à l’avenir franco-chinois CFOSat et franco-américain SWOT.

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