Coopération spatiale entre la France et les EAU – Le CNES au Global Space Congress

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Le CNES participe au Global Space Congress (GSC) qui se tient à Abu Dhabi les 31 janvier et 1er février. Organisé sous le haut patronage de son Altesse Sheikh Mohammed Bin Rachid Al Maktoum, Vice-président, Premier ministre et Ministre de la Défense des Émirats Arabes Unis, il succède au Global Space and Satellites Forum et réunit pour la première fois, les principaux acteurs mondiaux du spatial.

Pour cette première édition du Global Space Congress, le CNES présentait sur son stand ses principaux succès de l’année 2016 et les enjeux de 2017, autour du thème fédérateur « Inventer l’espace de demain ». C’est cette approche qui a été déclinée par Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, au cours de la table-ronde à laquelle il a participé avec les principaux chefs d’agence spatiale du monde entier, dont Mohammed Al Ahbabi, Directeur général de l’UAESA (United Arab Emirates Space Agency).

Deux questions principales ont été abordées au cours de cette réunion :

  • La première concernait la contribution des projets d’exploration en coopération à une meilleure connaissance de l’Univers. Les participants ont souligné que la recherche de possibles traces de vie et la compréhension de la formation des planètes et de leur évolution, nous renseignent sur la Terre et l’évolution de son climat. Le CNES est impliqué, au niveau européen mais aussi international, dans de nombreux programmes d’exploration, tels que InSight, ExoMars ou Mars 2020 pour Mars, BepiColombo pour Mercure, Juice pour Jupiter, Mascot pour les astéroïdes, sans oublier la station spatiale internationale à l’exploitation de laquelle l’Europe participera jusqu’en 2024.
  • La deuxième avait trait à l’impact des technologies et des innovations issues de coopérations, sur la Terre et sur leur commercialisation. Il a été souligné qu’exploration et commercialisation ne font a priori pas bon ménage. Pour autant, c’est une roue vertueuse qui se met en place grâce à la réduction des coûts des satellites et des lanceurs, aux pays émergents et au NewSpace. Chaque euro investi dans le spatial en rapporte plusieurs, les programmes scientifiques intéressent de plus en plus les générations futures et le rôle des agences spatiales est crucial pour accompagner cette évolution.

 

Par ailleurs, Jean-Yves Le Gall, dans ses fonctions de Président de l’IAF (International Astronautical Federation), a présenté l’institution, l’IAC (International Astronautical Congress), dont la 67ème édition tenue au Mexique, a rencontré un vif succès avec plus de 5.200 participants et sa feuille de route pour la période 2016-2019. Il a notamment rappelé : « Notre Fédération joue un rôle fondamental sur la scène spatiale internationale, en rassemblant scientifiques, universitaires, représentants d’agences et industriels, venus du monde entier. À cet égard, l’IAC est la seule instance où tous les ans, se retrouvent tous ces responsables pour faire progresser nos connaissances et encourager la promotion du spatial. L’un de nos objectifs est de promouvoir la diversité au sein du secteur spatial, selon les principes des 3G, Genre, Génération et Géographie. Notre devise, « Connecting @ll space people », reflète la détermination de l’IAF à établir les ponts entre puissances établies et nouveaux venus et à accueillir de nouveaux acteurs. »