Dixième lancement pour le lanceur Vega

Mardi 1er août, Vega s’élancera depuis le Centre Spatial Guyanais (CSG), port spatial de l’Europe, pour mettre en orbite les satellites Venµs et OPTSAT-3000.Ce lancement, effectué respectivement pour le compte du CNES et de l’ISA (Israel Space Agency) et pour celui du Ministère de la défense italien, sera le huitième lancement de 2017 au CSG et le dixième lancement de Vega qui réalisera ainsi sa septième mission au profit de l’observation de la Terre.

Une coopération franco-israélienne

Alors que les enjeux climatiques sont de plus en plus présents, le CNES continue d’œuvrer à la conception d’outils permettant d’observer l’évolution du climat. Développé conjointement avec l’ISA (Israel Space Agency), le satellite Venµs, dédié à l’observation de la Terre et à sa végétation, est un projet à la pointe de l’innovation, qui apportera une contribution majeure à l’étude de l’environnement.

Grâce à une observation multi-spectrale à haute résolution spatiale (cinq mètres) de 110 sites scientifiques d’intérêt mondial pour l’étude de l’évolution de la végétation, Venµs va apporter une moisson de données qui bénéficieront non seulement aux scientifiques mais aussi à toute la communauté spatiale internationale. Pour le CNES et l’ISA, travailler ensemble sur un projet aussi ambitieux est une réelle opportunité de mettre en symbiose des ingénieurs et des scientifiques du meilleur niveau mondial.

Au service de l’observation terrestre

Parmi les nombreux objectifs poursuivis, la surveillance de la surface de la Terre sous l’influence des facteurs environnementaux (climat, topographie, sols, etc.), l’étude des interactions avec les activités humaines, la validation de modèles basés sur les écosystèmes naturels et cultivés ou encore l’amélioration de modèles dédiés au cycle du carbone. Venµs permettra par exemple, à partir de septembre 2017, d’acquérir tous les deux jours des images d’un pergélisol (sol gelé) situé en Sibérie. Les données de Venµs seront récupérées via Internet par l’Institut Max-Planck qui pilote ce projet. Elles seront utilisées pour améliorer les cartes de couverture des terres et surtout pour suivre l’évolution de la surface : couvert végétal, neige, surfaces en eau et inondées. But de l’opération, améliorer les scénarios de prévision climatique via une meilleure représentation des rétroactions entre le cycle du carbone et le climat.

Issu d’une coopération exemplaire entre Israël et la France, Venµs préfigure le futur des satellites européens d’observation de la Terre avec des caractéristiques inédites et de nouvelles méthodes et chaines d’exploitation des données.

 

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