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Le satellite du CNES a tiré sa révérence et a réussi une désorbitation innovante

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Les équipes du CNES ont procédé à une première, avec la désorbitation passive et innovante du satellite Microscope (MICROSatellite à trainée Compensée pour l’Observation du Principe d’Equivalence). Elle fait suite à deux ans de mission scientifique et six mois d’expérimentations technologiques fructueuses.

La fin de la mission de Microscope est liée à l’épuisement des réserves en gaz (azote), qui ont permis un contrôle ultra fin du satellite par micro-propulsion. Sans ce gaz et la compensation de traînée qu’il permet de réaliser, il n’est plus possible d’acquérir de nouvelles données scientifiques.

Les opérations de la désorbitation passive de Microscope (désorbitation sans dépense d’ergols) ont été menées par les équipes du Centre Spatial de Toulouse, depuis le début de la semaine et ont fait preuve d’une innovation particulière. Dans un premier temps, le satellite a été passivé, le mettant en sécurité pour la séquence de désorbitation, s’assurant ainsi qu’aucune source d’énergie (chimique, pneumatique ou électrique) ne puisse perturber ou polluer l’espace extra-atmosphérique. Le deuxième temps fort de la séquence a été le déploiement du système d’aérofreinage IDEAS (Innovative DEorbiting Aerobrake System) conçu par le CNES : deux mâts gonflables de 4,5 mètres, entourés de membranes, ont augmenté la surface de frottement atmosphérique du satellite. Le déploiement de ces deux voiles en situation réelle, confère à cette désorbitation passive son caractère résolument innovant et inédit. Grâce à ce dispositif, Microscope devrait rentrer et brûler dans l’atmosphère dans à peu près 25 ans, conformément au critère de durée de rentrée atmosphérique de la Loi sur les Opérations Spatiales (LOS), promulguée en 2008. Sans IDEAS, la durée estimée de rentrée atmosphérique de Microscope, aurait été de 73 ans.

Microscope devient ainsi le premier satellite opérationnel à être désorbité de la sorte. La séquence de son retrait de service, illustre l’engagement du CNES de limiter au maximum la pollution et la prolifération de débris en orbite basse.

A l’issue de cette phase délicate et réussie, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a déclaré : « Le savoir-faire et l’expertise du CNES ont permis la désorbitation passive de Microscope qui a été remarquablement menée. Elle s’inscrit dans une réussite, celle d’une technologie innovante opérationnelle qui conclut un succès scientifique sans précédent dans la vérification du Principe d’équivalence. Les équipes scientifiques de Microscope poursuivent leur travail d’analyse de toutes les données récoltées et des résultats sont attendus fin 2019. »

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