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Chroniques AeroMorning Répondre
La fin de l’époque baroque - 17-07-2007
EADS va devenir une société « normale ». Airbus accueille son quatrième PDG en douze mois.

Le choix est difficile : faut-il parler du verre à moitié vide ou à moitié plein ? EADS et Airbus vont-ils vraiment bénéficier du nouveau départ tant attendu, grâce à une gouvernance rénovée, simplifiée, modernisée ? Depuis l’accord franco-allemand du 16 juillet, les commentaires sont innombrables, sans trancher.
D’un côté, on peut affirmer que l’avancée est réelle dans la mesure où les principales dualités qui pesaient sur l’organigramme d’EADS sont enfin supprimées. Louis Gallois, depuis l’année dernière, ne se privait pas de dénoncer les travers d’une organisation qu’il qualifiait volontiers de « baroque » : deux co-présidents, deux co-directeurs généraux, etc. (1). Dans ces conditions, le sommet de l’organigramme montrait le mauvais exemple, permettant aux tristement fameuses hiérarchies parallèles de croître et embellir. C’est un progrès indéniable.
A l’opposé, on devine trop bien les concessions qui ont été faites pour éviter la rupture entre Paris et Berlin, au nom du prestige, de l’amour propre et de diverses manières d’ exprimer des rechutes de nationalisme économique indignes d’un groupe international de l’importance du tandem EADS/Airbus. Ainsi, le bon sens le plus élémentaire exigeait le retrait de la présidence des hauts dirigeants de Daimler et Lagardère. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de représentants d’actionnaires qui avouent leur désintérêt pour l’aéronautique et la Défense et ne cachent pas leur intention de céder leur participation.
Ils ne le font pas immédiatement parce qu’ils n’y trouvent pas leur intérêt. Ils préfèrent bien entendu attendre que le plan d’économies Power 8 ait porté ses fruits, en toute logique en entraînant une remontée du cours en bourse. La plus-value sera alors meilleure, et cela sans risque de reproches. On imagine d’ailleurs que la formule de présidence tournante d’EADS, entérinée le 16 juillet, débouchera sur l’absurde. Dans 4 ans, quand viendra le tour dûment programmé d’Arnaud Lagardère d’accéder à ladite présidence, Rudiger Grube lui cédant sa place, il ne sera probablement plus actionnaire et se contentera de lire la suite de la saga dans les journaux qui lui appartiennent.
Chacun avait compris, dans les jours qui ont précédé le sommet toulousain Sarkosy-Merkel, que l’Allemagne défendrait becs et ongles Tom Enders, co-directeur général bien droit dans ses bottes. Pour sa part, la France tenait absolument à maintenir Louis Gallois à la tête d’Airbus. Pour ce faire, il « suffisait » de confier les rênes d’EADS à Tom Enders ! Ce qui aurait fait de Louis Gallois son subordonné, dès lors probablement démissionnaire dans l’heure.
C’est ainsi qu’est né le compromis : Gallois patron d’EADS, Enders patron d’Airbus. Le quatrième patron de l’avionneur en douze mois, un triste record. Noël Forgeard doit en rire, Christian Streiff se dire que son diagnostic des maux d’Airbus était décidément fondé jusque dans le détail, Gallois pensant peut-être qu’il aurait mieux fait de ne pas quitter la SNCF.
Quoi qu’il en soit, voici donc que débarque à Toulouse « major Tom », sans doute bon chef d’entreprise mais ignorant tout de l’industrie des transports aériens et des avions commerciaux, raide comme un piquet et dépourvu du moindre charisme, s’entendant très moyennement avec Louis Gallois. Un digne représentant des intérêts allemands autant que patron d’Airbus, sans doute fier d’accéder à un poste très lourd mais d’un attrait hors du commun. Angela Merkel a sauvé l’honneur allemand mais major Tom ne s’en trouve pas moins placé, hiérarchiquement, en-dessous de Louis Gallois. Un tour de passe-passe peu banal. Nous sommes prêts à parier que Boeing n’aurait jamais osé en faire autant.
Dans le même temps, les personnels d’Airbus sont toujours inquiets, de part et d’autre du Rhin, en Espagne et ailleurs. Pendant que se déroulait le bras de fer politico-industriel au sommet, il était peu question des vraies raisons qui ont fait du plan Power 8 un point de passage obligé pour construire un avenir à long terme solide. En cette matière, de toute évidence, la communication est insuffisante et peu convaincante.
Aujourd’hui, l’essentiel est de savoir si EADS vient réellement de tourner une page décisive de son histoire. La réponse viendra rapidement et, entre-temps, il serait malvenu d’afficher un quelconque préjugé. Néanmoins, il n’est pas interdit d’exprimer un zeste de perplexité. Après tout, les principaux personnages en présence sont bien les mêmes que précédemment.
Pierre Sparaco - Toulouseweb-aero

(1) Pour mémoire, l’organigramme d’EADS et Airbus est rédigé en anglais d’Amérique. Une originalité à l’origine d’erreurs répétées dans les médias. En anglais d’outre-Atlantique, « president » signifie directeur général. Et un « vice president » est tout simplement un directeur. Président (en français) du conseil se dit chairman en anglais.

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Les réponses à cette chronique

Il y a quelques semaines de là on annonçait des " embauches " chez Airbus allemagne ! ? Dans ces conditions quid du plan Power 8 ? Ce nouveau montage sera t-il efficace ? Je trouve qu'Airbus dans le giron d'EADS n'est pas "la" solution . Airbus devrait être une société totalement indépendante et il serait bon aussi de se rappeler l'origine de l'Airbus ! qui , si j'ai bonne mémoire, a été créé à Toulouse au sein de la société Aérospatiale .
Par : jacques Latini - 2007-07-17


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