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Salon ILA 2010 sous le signe de la reprise

Salon ILA 2010 sous le signe de la reprise

Salon ILA 2010 sous le signe de la reprise le 23/06/2010

Près de 240 000 visiteurs dont 70 000 professionnels, des contrats et promesses d’achat d’une valeur de 14 milliards d’euros, contre 5 milliards en 2008. La compagnie de Dubaï a donné le ton dès le premier jour sur le tarmac de Schönefeld avec une commande ferme de 32 A380 : le salon aéronautique de Berlin (ILA) qui a eu lieu du 8 au 13 juin fut placé sous le signe de la reprise.
Dès l’ouverture du salon, la présence de la chancelière allemande Angela Merkel souligna l’importance de la branche pour l’économie. « Le bilan de l’ILA est très positif pour Airbus, nous avons vendu 67 machines », déclarait de son côté le président d’Airbus Thomas Enders à la fin des trois journées réservées aux professionnels. Le nombre record d’exposants - 1153 venant de 47 pays (contre 1127 venant de 37 pays en 2008) - conforte l’importance de la foire internationale de Berlin, même sur fond de crise économique. Les 265 exposants de l’industrie de sous-traitance et d’équipement se disent notamment très satisfaits : l’environnement international du salon aurait facilité les prises de contact avec les groupes constructeurs.



Météo au beau fixe pour l’A380



La vedette de l’ILA revient bien sûr à Emirates : le premier jour du salon, la compagnie de Dubaï a commandé 32 A380 pour un montant au prix catalogue de 11,09 milliards de dollars (soit 9,3 milliards d’euros). Une commande géante, quand on sait que les deux autres meilleurs clients de l’A380, Singapore Airlines et Qantas, n’en avaient commandé que 20 chacun. L’objectif des 10 commandes pour 2010 lancé par le directeur des opérations clients à Airbus afin d’enrayer l’absence de commandes en 2009 est bel et bien dépassé. « Les engagements pris lors du salon sont des signes clairs de reprise de l’industrie », selon John Leavy. L’A380 pourrait commencer à rapporter de l’argent à partir de 2015, a même avancé le président exécutif d’EADS Louis Gallois devant la presse : « Nous devrions atteindre le point mort en 2014-2015 ». Les difficultés d’industrialisation de l’A380 seraient désormais sous contrôle. Bien qu’Airbus soit encore loin de pouvoir récupérer les quelque 12 milliards d’euros investis dans son gros transporteur, Louis Gallois se dit confiant en une reprise des commandes pour l’A380 « fin 2011, début 2012 », une fois consommé l’impact financier de la crise. Airbus a d’autre part signé à Berlin des protocoles d’accords pour une trentaine de machines avec les compagnies brésilienne TAM, finlandaise Finnair et allemande Germania, pour un montant estimé à 3,8 milliards de dollars.



Nouvelle zone de turbulence pour l’A400M ?



L’avion de transport militaire d’EADS était présent lors des deux premières journées du salon de Berlin, réservées aux professionnels. Les tests sur l’A400M, en pleine période d’essai de vol, se dérouleraient bien et, selon le directeur général d’Airbus Military Domingo Urena-Raso, le programme de sauvetage de l’A400M serait décidé d’ici fin juin. Toujours est-il que l’accord de financement définitif trouvé fin mars entre les partenaires n’a pas été signé mardi dernier à Berlin, lors de la traditionnelle réunion entre EADS et les ministres des cinq pays clients. Les négociations seraient toujours en cours sur le partage des 5,2 milliards d’euros de surcoût du programme en retard de quatre ans sur le calendrier.
Plusieurs pays clients annoncent déjà des programmes d’austérité budgétaire. Ainsi l’Angleterre commande 3 transporteurs de moins que prévu et l’Allemagne a déjà enlevé 7 transporteurs de sa commande. Cette réduction des dépenses militaires s’imposerait selon le ministre allemand de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg, du fait des coupes budgétaires menées par le gouvernement allemand. Le ministère français de la Défense n’écarte d’ailleurs pas l’hypothèse d’un scénario similaire. Le directeur de la stratégie d'EADS, Marwan Lahoud, estimait vendredi dernier que « le programme A400M se trouve au milieu du tourbillon budgétaire ». Le directeur général d’Astrium (filiale d’EADS), Evert Dudok, en appelait lui à une plus grande coopération entre les pays clients afin de réduire les coûts des grands projets militaires : « les commandes passées aux sociétés de l'aéronautique et de l'espace subiront les effets des coupes réalisées dans les budgets de la défense en Europe. La question est de savoir si chaque pays doit tout faire lui-même et quel degré d'indépendance il peut se permettre. »



Des éclaircies inattendues grâce à la crise



EADS s’affiche favori du salon de Berlin, malgré les difficultés rencontrées sur certains programmes d’hélicoptères. Boeing était certes présent, contrairement à d’autres années, mais seulement avec ses divisions militaires. De nombreux visiteurs ont également regretté l’absence des exposants russes et ukrainiens : pas de chasseur MIG, ni d’hélicoptère Mil et Kamov, ni de transporteur Antonow AN-124 ou AN-225 pour l’Ukraine. Dietmar Schrick, secrétaire général de l'association des entreprises allemandes du secteur aéronautique et spatial, puissante fédération associée avec l’ILA, a annoncé que le contact était pris avec la Russie afin de « réactiver les échanges est-ouest », donnée traditionnelle du salon berlinois. En attendant, les ventes 2010 du groupe européen EADS pourraient être supérieures aux prévisions : « L’euro faible est favorable à la compagnie puisque EADS produit dans la zone euro, règle donc ses coûts en euros, et réalise la plupart de ses ventes en dollars », a expliqué le président du conseil d'administration d'EADS Bodo Übber devant la presse. Le recul de l'euro sur le marché des changes serait ainsi un plus à long terme.



Quel environnement sera donc prioritaire ?



L’association internationale du transport aérien (IATA) s’est dite surprise de la rapidité de la reprise du transport aérien : le trafic passager devrait augmenter de 7,1% par rapport à 2009 et celui du cargo de 18,5%. Les compagnies européennes continueront toutefois d’enregistrer des pertes en raison de l’économie stagnante, de la crise monétaire, des grèves comme de l’éruption du volcan islandais. De ce fait, le chef économiste de l’IATA, Brian Pearce, a critiqué le projet du gouvernement allemand annoncé lors de l’ouverture du salon, à savoir l’instauration d’une taxe sur les vols au départ de l’Allemagne : "La dernière chose dont le secteur a besoin ici en Europe, c'est de taxes supplémentaires et de mesures qui ralentiront la croissance économique. La proposition doit être abandonnée. C'est une mauvaise mesure au mauvais moment. Le secteur lutte déjà suffisamment pour dégager des bénéfices dans un environnement économique fragile."
Le secrétaire d'État parlementaire auprès du ministre allemand de l'Économie et de la Technologie, Peter Hintze, a de son côté rappelé l’importance de la recherche et de l’innovation dans la branche pour l’économie de l’Allemagne. Un demi-milliard d’euros y serait déjà réservé malgré les mesures d’austérité annoncées jusqu’en 2013.
« Les grands constructeurs externalisent de plus en plus, alors les sous-traitants doivent optimiser leurs performances » expliquait aussi le professeur Thomas Biermann, au stand de l’institut technologique de Wildau (Allemagne). « Les modèles économes en ressources naturelles sont en vogue. Pour les ingénieurs, cela nécessite une formation continue au gré des évolutions techniques ainsi qu’une internationalisation de l’apprentissage du fait de la mondialisation des marchés. »



Les conséquences de la crise semblaient quasi moins irriter les professionnels de la branche aéronautique que les conditions de sécurité pour les shows aériens : « nous avons dû renoncer à certaines figures spectaculaires en raison des règles de sécurité très strictes », expliquait le lieutenant en chef Daniel Hösli, commandant de la Patrouille Suisse à l’honneur de l’ILA 2010. Le prochain salon aura lieu en 2012, peu après l’ouverture du nouvel aéroport international de Berlin.
Charlotte Noblet en direct de Berlin pour Aeromorning.

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