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    <title type="text">Dossiers Aeromorning</title>
    <rights>http://www.aeromorning.com/dossiers/</rights>
    <subtitle type="text">Portail Aeronautique et Spatial</subtitle>
    <updated>Sun, 05 Feb 2012 02:29:34 +0100</updated>
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        <title type="text">Les drones ont enfin leur moteur</title>
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        <updated>Mon, 27 Jun 2011 10:10:37 +0200</updated>
        <published>Mon, 27 Jun 2011 10:10:37 +0200</published>
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        <summary type="html"><![CDATA[Danielson Aircraft Systems a dévoilé sa proposition de propulsion destinée aux drones lors du salon du Bourget. ]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[Ce 3 cylindres Diesel est un moteur totalement nouveau, d’une puissance de 100 ch, spécialement développé pour les drones tactiques lourds et MALE. Il propose des performances élevées dans un ensemble similaire aux moteurs essence actuellement utilisés.
Si le groupe Danielson est encore peu connu dans le monde aéronautique, en revanche ses filiales se sont forgées une solide réputation dans le domaine de la conception et du développement de moteurs à pistons pour l’industrie, l’automobile et l’aviation. 
Ce groupe français, localisé sur le Technopôle de Magny Cours, est en effet une véritable structure de recherche privée tournée vers  l’ingénierie et le développement du moteur à combustion interne. Le groupe Danielson intègre aussi bien un bureau d’études à la pointe de la technologie que des moyens de production compatibles avec de petites et moyennes séries : fonderie, usinage, montage et bancs d’essais.
En s’appuyant sur le savoir-faire et les moyens du groupe, la branche Danielson Aircraft Systems a été spécialement créée pour développer une motorisation spécifique pour des drones MALE, baptisée Trident.
L’origine du programme Trident nous est expliquée par Bernard Delaporte, PDG du groupe, «Il n’existe actuellement pas de réelle solution de propulsion aéronautique à carburants lourds pour ce type d’aéronef. Le groupe Danielson dispose, pour mener à bien un tel projet, de l’expérience nécessaire, et des moyens de fabrication intégrés qui permettront de produire les composants en série avec des critères de qualité élevés»
Le développement du Trident a débuté en 2005. Toutes les pièces du moteur sont spécifiques et ont été calculées et dessinées par l’équipe projet. Bien que le Trident   soit aujourd’hui à un stade pré-industriel et que 4 générations de moteurs aient déjà été construites, la société a souhaité rester discrète  sur le projet jusqu’à aujourd’hui. «Nous voulions présenter un produit le plus abouti possible, testé des centaines d’heures au banc, et qui donne réellement satisfaction. » précise Bernard Delaporte. Essais qui ont été menés jusqu’au premier vol, en septembre 2009, sur un système FR 102 de Flying Robots. Il ajoute : « proposer une solution totalement intégrée est pour nous la seule voie vers une vraie optimisation. C’est dans le cadre de cette démarche que nous fabriquons également nos propres radiateurs, nos machines électriques et nos hélices ».
Le système Trident présente de nombreux atouts. Grâce à son injection directe entièrement mécanique, il accepte de nombreux types de carburants lourds. Un avantage logistique important par rapport aux moteurs à essence concurrents.
Son cycle Diesel permet une économie de carburant conséquente, particulièrement à basse puissance. « C’est un grand avantage pour les drones, qui voient leur durée de missions allongée. Nous pouvons augmenter leur temp d’observation de près de 40% par rapport aux solutions actuellement déployées » précise Frédéric Hubschwerlen, le directeur de branche de Danielson Aircraft Systems.
Afin de permettre le montage du Trident sur des plates-formes existantes tout en conservant le centrage des appareils, l’équipe du programme s’est imposée des contraintes drastiques tant sur la masse réduite du moteur que sur la position du centre de gravité.  Ce défi technique a été relevé grâce à une recherche d’allègement constante et à l’adoption de matériaux et procédés de haute technicité. « Carbone, magnésium, dépôt par plasma.. 
« C’est un concentré de ce que nous savons faire de mieux, avec comme objectif la fiabilité et la légèreté » rajoute Frédéric Hubschwerlen.
Autre spécificité : le recours à une suralimentation à double étage, qui permet un bon rendement et une altitude de rétablissement à 13’000 ft. Les essais en haute altitude restent encore à effectuer, mais les simulations laissent envisager une puissance appréciable toujours disponible à 30'000 ft. La récupération par les deux étages de turbines d’une grande partie de l’énergie disponible dans l’échappement offre deux bénéfices annexes : un faible niveau sonore et une température très basse, gage d’une signature infrarouge naturellement faible .
Même si  le moteur est résolument moderne dans sa conception, ses créateurs ont fait le choix du tout mécanique. « Le contrôle mécanique du moteur permet des consommations  comparables  à un système Common Rail sur l’ensemble de la plage de croisière. Le bénéfice en poids et en fiabilité est par contre immense. » explique Frédéric Hubschwerlen. Le moteur dispose ainsi de trois systèmes d’injection complètement indépendants, un par cylindre. Autre bénéfice de cette technologie : la compatibilité électromagnétique est garantie.
Danielson Aircraft Systems a présenté au Bourget un moteur de présérie. S’il reste beaucoup à faire pour assurer une certification du produit et atteindre le niveau de fiabilité des moteur éprouvés en opérations, Danielson Aircraft Systems  est maintenant prête à engager des partenariats avec des « plateformistes » afin de prouver en opérations simulées les qualités du Trident.





Trident 100 TD2
Puissance :		100ch à 2 800 tr/min hélice
Cycle : 			4 temps Diesel
Cylindres :		3 en ligne
Injection : 		Directe mécanique
Suralimentation : 	Double étage série-série
Refroidissement :	Liquide
Lubrification :		Carter sec
Réducteur : 		intégré rapport 1.28
Cylindrée : 		1095 cm3
Alésage : 		76 mm
Course : 		80.5 mm
Masse à sec : 		69 kg



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        <title type="text">L’Arado 96 du Pic du Ger <!-- ou « jeu de piste dans le temps » --></title>
        <id>dossier-arado</id>
        <updated>Fri, 20 May 2011 11:38:07 +0200</updated>
        <published>Fri, 20 May 2011 11:38:07 +0200</published>
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        <summary type="html"><![CDATA[Août 1943 : les jeunes pilotes allemands s’entrainent dans le sud de la France avant de partir vers le front de l’Est, l’Afrique ou pour défendre le Reich.]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[<a href="http://www.aeromorning.com/dossiers/docs/Dossier-Arado-Part1.pdf" target="_blank">DOSSIER ARADO Part 1</a>

<a href="http://www.aeromorning.com/dossiers/docs/Dossier-Arado-Part2.pdf" target="_blank">DOSSIER ARADO Part 2</a>]]></content>
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        <title type="text">Airbus-Boeing : la fin du duopole</title>
        <id>airbus-boeing---la-fin-du-duopole</id>
        <updated>Mon, 18 Apr 2011 09:23:04 +0200</updated>
        <published>Mon, 18 Apr 2011 09:23:04 +0200</published>
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        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.aeromorning.com/dossiers/airbus-boeing---la-fin-du-duopole" title="Airbus-Boeing : la fin du duopole" />
        <summary type="html"><![CDATA[L’évolution du transport aérien est dominée par sa croissance soutenue, dans la durée: 5 % par an en moyenne, quels que soient les accidents conjoncturels et géopolitiques. De ce fait, le secteur dispose d’une bonne « visibilité » de l’avenir. Mais cette situation est pour le moins contrastée, avec 2,5 milliards de passagers par an mais une rentabilité moyenne quasi nulle !]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[Deux grands constructeurs, l’un européen, l’autre américain, Airbus et Boeing, se partageaient le marché mondial des avions commerciaux de plus de 100 places depuis la disparition de McDonnell Douglas en 1997. Un duopole qui vit désormais ses derniers jours.
   Point de départ historique de la domination américaine, Boeing a développé sur fonds propres, au début des années cinquante, le quadriréacteur long-courrier 387-80, alias « Dash 80 », qui a aussitôt intéressé le Pentagone (ravitailleur KC-135) et Pan Am.
   C’est ainsi que l’essor de Boeing a débuté, en 1955.Douglas est devenu numéro 2, Lockheed numéro 3. Dans le même temps, l’Europe, fragmentée, n’a pas pu rééquilibrer la situation. Quelques réalisations remarquables n’y ont pas suffi, notamment la Caravelle (280 exemplaires) et le Vickers Viscount (444 exemplaires). 
   Se rendant à l’évidence, les Européens ont finalement décidé de s’unir, à la fin des années 60, dans l’indifférence des Américains. L’A300B a été lancé en mai 1969 et le GIE Airbus Industrie a été créé en janvier 1970. 
   Les quatre pays Airbus ont témoigné d’une grande persévérance et d’un grand talent. Une gamme s’est mise en place, avec l’aide des Etats (la polémique sur les subventions et les aides remboursables est venue plus tard)
   Un tournant décisif est intervenu avec l’A320, lancé en 1984. Boeing a affirmé très sérieusement, à cette é&poque, qu’il n’y avait pas de marché pour un avion de cette catégorie, le 737 occupant déjà ce segment du marché. L’A320 constituait une rupture technologique avec le passé: commandes de vol électriques, protection informatisée de l’enveloppe de vol, etc. L’Europe s’est ainsi affirmée.
   Airbus envisageait vendre 600 A320 …et le cap des 7 000 va être franchi. Et, nous allons le voir, ce n’est pas fini.Puis vint le double programme A330/A340, les dérivés de l’A320 et, bien sûr, l’A380.Airbus est passé en 33 ans de 0 à 50 % du marché.
   Les prévisions de marché d’Airbus et Boeing sont similaires, sinon identiques, avions de plus de 500 places mis à part. Sur 20 ans, les besoins sont estimés à environ 20 000 avions, en partie pour remplacer des appareils anciens, en partie pour faire face à la croissance moyenne de 5 % par an. En lissant les courbes : 1 000 à 1 200 avions par an. C’est-à-dire entre 500 et 600/an pour chacun, s’ils
étaient restés seuls et à égalité.
   En s’efforçant d’aller à l’essentiel, on trouve les repères suivants :
** une évolution des deux rivaux Airbus et Boeing entre 50/50 et 40/60, au fil de l’évolution des deux gammes, n’est désormais plus de mise, en principe tout au moins, en raison de l’arrivée de nouveaux concurrents ;
** l’affaiblissement de l’un des deux à la suite d’erreurs stratégiques graves et répétées constitue une hypothèse peu probable;
** l’apparition des nouveaux concurrents se concentre sur la catégorie des court/moyen-courriers 150-220 places, « nerf de la guerre » ;  
** En Chine, Comac a lancé le C919, livrable à partir de 2016 ;
** La Russie propose le MS 21 développé par Irkut ;
** Bombardier a lancé le C.Series, à 110-130 places, susceptible d’aller à 150 places ;
** Bombardier et Comac ont décidé de coopérer, selon des modalités qui ne sont pas encore clairement précisées;  
** Le grand dynamisme des responsables des programmes C919, MS 21 et C.Series est susceptible de gêner Airbus et Boeing, bien entendu peu enclins à laisser de la place à de nouveaux venus sur ce créneau vital.

    Airbus a trouvé l’œuf de Colomb, pour 
    l’immédiat : l’A320 NEO (New Engine Offer), 
    livrable dès 2015. L’investissement est limité
    (1,2 milliard de dollars) dans la mesure où il  
    est surtout le fait de Pratt et CFMI.
    Les coûts directs d’exploitation sont diminués de  
    15 %, affirme l’avionneur européen, pour un prix   
    catalogue qui passe de 85 à 91,5 millions de   
    dollars. L’offre est séduisante, près de 400  
    commandes ont été conclues en moins de 4 mois.
   
   Airbus prévoit de vendre 6 000 A320 NEO, va encore accroître la cadence de production qui va passer à 42, peut-être 44 avions/mois. Du jamais vu. Cette initiative gêne Bombardier. Les C919 et MS 21 entrent pour leur part dans une autre catégorie, dans la mesure où ces programmes devront construire leur crédibilité hors marchés nationaux plus ou moins captifs. Ce sera difficile. Ce n’est pas tout. Ultérieurement, le Japon pourrait intervenir, ainsi que l’Inde. 
   A noter, enfin, l’exceptionnelle amplitude dans le temps des grands programmes. Exemple de l’A380 : lancé en 2000, il sera très probablement produit pendant 40 ans et, dans ce cas, la dernière livraison interviendra vers 2040. Les avions livrés cette année-là sera retirés vers 2075... D’où la nécessité  de peser chaque décision avec le plus grand soin. La plupart des pilotes d’A380 ne sont pas encore nés, pas plus que leurs passagers !
P.S.

Ce texte est basé sur une conférence donnée à Aix-en-Provence par Pierre Sparaco à l’intention des membres de la section PACA de la 3AF.]]></content>
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        <title type="text">Environnement</title>
        <id>environnement-questions-reponses</id>
        <updated>Wed, 30 Mar 2011 09:46:20 +0200</updated>
        <published>Wed, 30 Mar 2011 09:46:20 +0200</published>
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        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.aeromorning.com/dossiers/environnement-questions-reponses" title="Environnement" />
        <summary type="html"><![CDATA[Ce texte s’inspire d’une conférence donnée par Pierre Sparaco le 24 mars 2011 au Palais de la Découverte, à Paris.]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[La Commission européenne prend connaissance de rapports préparés par les administrations de l’aviation civile – en France, la DGAC – sur le processus de mise en place d’un programme de réduction des émissions de CO2.<br /><br />
   C’est une opération tout à la fois complexe et ambitieuse. Il s’agit en effet d’insérer l’aviation commerciale dans un système d’échanges de quotas d’émissions. Les premières émissions seront gratuites et, au-delà d’un certain plafond, elles seront payantes. Les chiffres, abstraits, sans grande signification pour les profanes, sont à première vue inquiétants et annoncent de nouvelles difficultés pour les compagnies. Lesquelles se remettent lentement, au même moment, d’une récession grave et continuent de se heurter à des difficultés de tous ordres.<br /><br />
   L’année dernière, ce fut la violente éruption du volcan islandais. Suivie de grèves à répétition puis du fameux « épisode neigeux ». Aujourd’hui, au Japon, tremblement de terre, tsunami, accident nucléaire, ont des répercussions qui touchent l’ensemble de l’industrie des transports aériens. Or, au même moment, en prenant en compte les seules compagnies membres de l’IATA, les excédents de quotas pourraient conduire d’entrée à une facture annuelle largement supérieure au milliard de dollars. Le prix de la tonne de CO2 serait fixé à 25 euros. Soit, pour fixer les idées, une douzaine d’euros à ajouter au prix du billet d’un Paris-New York, par exemple.
<br />
   Cette approche purement comptable, entretenue par l’IATA, ses membres, d’autres groupements professionnels, n’est certainement par la meilleure manière d’aborder le sujet. Il convient en effet de casser une fois pour toute l’irrésistible ascension des émissions de CO2, dans un cadre mondial. Avec la volonté de concevoir une contre-attaque réaliste, pragmatique, qui s’inscrive dans le cadre de l’intérêt général. Et ce n’est pas une mince affaire !<br />
  Il suffit d’ailleurs, pour fixer les esprits, de mentionner un ordre de grandeur : sans même évoquer les  géants que sont Delta Air Lines, Air France-KLM, le groupe Lutthansa, etc., une compagnie typique rejette chaque année dans l’atmosphère un million et demi de tonnes de CO2. C’est beaucoup, c’est trop. Mais encore …<br />
   En prenant un point de repère français – mais ici tout est international, mondial – le « Grenelle de l’Environnement » a repris à son compte des objectifs formulés au niveau de l’Europe. Nous n’en retiendrons que le plus important, la réduction de 50% du CO2 émis, théoriquement d’ici à 2020. Disons-le d’entrée, il est souhaitable de placer la barre très haut, encore s’agit-il d’envisager des objectifs susceptibles d’être tenus !
<br />
   Dans un document officiel récent, il est notamment question « de mettre en service, à l’horizon 2020, des avions notablement plus performants que les générations actuelles ». Pour dire les choses avec simplicité et clarté, c’est tout simplement impossible. Une affirmation qui nécessite bien entendu une explication circonstanciée, laquelle va nous plonger au cœur du sujet.<br />
   Avant toute autre considération, technique, économique, opérationnelle, il convient de garder à l’esprit que le transport aérien est une industrie « lourde », complexe, caractérisée par une inertie considérable. Et qui ne connaît rien qui relève du court terme. Il s’agit d’un secteur en croissance très régulière (en oubliant les incidents ponctuels, conjoncturels, météorologiques, géopolitiques). Le trafic augmente en moyenne de 5 % par ans, ce qui revient à dire qu’il double tous les 15 ans.<br />
   C’est le bon moment pour citer un chiffre essentiel, à garder à l’esprit : cette année, à l’échelle du monde, les compagnies aériennes vont transporter deux milliards et demi de passagers. Elles jouent un rôle vital –le mot n’est pas exagéré- dans la bonne marche de l’économie mondiale, lui sont indispensables.<br />
   Force est de constater que le débat s’articule autour de constatation simples :<br />
     ** les dimensions du transport aérien sont méconnues, sous-estimées ;<br />
     ** il n’a, curieusement, bonne réputation auprès des politiques. Ceux-ci ignorentque les avions de transport sont responsables de 2,6 % seulement du CO2  émis par les activités humaines ;<br />
    ** cette perception erronée est aggravée par l’ignorance des progrès techniques accomplis au fil des années.<br />
   Il faut prendre en compte ces chiffres : au niveau mondial, les transports, tous modes confondus, sont à l’origine de 17 % des émissions de CO2. Et, répétons-le, 2,6 % seulement sont imputables aux avions. Le transport maritime compte pour une fois et demie ce niveau et on n’en parle pas…  <br />
      Les compagnies aériennes n’ont pas attendu l’actuelle prise de conscience de responsabilités environnementales pour chercher à réduire leurs émissions de CO2. Cela bien qu’elles aient contribué de longue date à ce mouvement …sans le savoir. C’est une évidence qu’il convient de rappeler : fortement handicapées par le coût élevé du carburant, depuis le premier choc pétrolier de 1973, elles cherchent par tous les moyens à réduire la consommation de leurs avions. Or les émissions de CO2 sont directement proportionnelles à ladite consommation… Les intérêts économiques et environnementaux sont, de ce fait, étroitement liés.<br />
   Reste le constat que les compagnies dépendent en très grande partie des progrès techniques que proposent avionneurs et motoristes, lesquels sont désespérément en quête de ce qu’ils appellent une « rupture technologique ». C'est-à-dire l’une ou l’autre innovation majeure qui permettrait de réduire significativement la consommation. Faute d’une telle avancée, les moteurs sont « peaufinés », la formule dite de l’open rotor vient de faire son apparition. Parallèlement, de nouveaux progrès sont obtenus en matière de concepts aérodynamiques.<br />
   Les résultats sont loin d’être négligeable. On peut estimer que la consommation de carburant des types de moteurs les plus récents diminue en moyenne d’un p.c. par an. Soit 10 % en 10 ans. On le remarque peu dans la mesure où des moteurs largement répandus, par exemple le CFM56 de Snecma et General Electric, se déclinent en versions et sous-versions successives, sont constamment améliorés mais n’en conservent pas moins la même appellation.<br /><br />

<img src=http://www.aeromorning.com/dossiers/photos/dossier-aero-2011-03-30-2.jpg>
<br /><br />
      Il en va de même pour les avions. Les court/moyen-courriers A320 et 737, dont le modèle originel remonte désormais à 30 ou 40 ans, ont bénéficié d’améliorations aérodynamiques de grande importance. De ce fait, leur traînée a pu être réduite et la consommation diminuée d’autant.<br />
   Un exemple d’actualité : Boeing affirme que la consommation du 737-800, son best-seller, grâce à de nouvelles « retouches », affiche depuis peu une réduction de 5 %. Et un nouveau progrès de 2 % est annoncé dans le court terme.<br />
   Autre exemple dont il est beaucoup question depuis le début de cette année, Airbus a décidé de proposer une nouvelle version de l’A320 dotée de moteurs de « nouvelle génération ». C’est l’A320 NEO, New Engine Offer, livrable à partir de 2016, équipé, pour être précis, de CFM Leap-X ou de Pratt & Whitney PW1000G. Le constructeur européen affirme que le « NEO » affichera une consommation de carburant réduite de 15 %. Et, automatiquement, il en ira donc de même pour les émissions de CO2.<br />
   Ce ne sont plus tout à fait des progrès distillés à doses homéopathiques mais de véritables avancées.<br />
   Les perspectives techniques prometteuses ne sont pas limitées aux « gros » avions. D’où l’intérêt d’une mention des avions régionaux, d’une capacité de moins de 100 places, conçus pour desservir des lignes courtes. Ce segment du marché a été dominé de manière croissante par de petits jets mais, aujourd’hui, on assiste à un net regain d’intérêt pour les biturbopropulseurs. C’est-à-dire, en langage commun, par …des avions à hélices.
<br /><br />
   Il s’agit de contrer une perception fausse de ce constat. Un avion à hélices est à la pointe du progrès, encore s’agit-il de le faire savoir. Là encore, la parole est aux chiffres, que nous empruntons, à titre d’exemple, au constructeur franco-italien ATR.<br />
   Sur une ligne régionale typique, Paris-Aurillac, un ATR 72 à 70 places consomme 870 kg de kérosène alors qu’un biréacteur de même capacité en consomme 1 600 kg. Pour une petite flotte de 10 avions, en un an, l’économie équivaut à 13 900 tonnes de carburant et à 43 552 tonnes de CO2.<br /><br />

   Exprimons cela en termes plus accessibles, plus communs. Un ATR 72 consomme 2,9 litres de carburant par siège aux 100 km. A comparer à 4 à 5 litres pour les jets.<br />
   C’est le moment d’évoquer l’inertie considérable – et inévitable – qui caractérise le transport aérien. Une inertie qui est liée à la durée de vie industrielle et opérationnelle des avions modernes.<br />
   Prenons l’exemple de l’A320. Le programme a été lancé en 1984 (il y a donc 27 ans) et les livraisons ont commencé en 1984. D’entrée, il a été proposé avec deux types de moteurs, le CFM56 franco-américain (qui équipe aussi le Boeing 737) et le V2500 développé par un consortium international dans lequel on retrouve notamment Pratt & Whitney et Rolls-Royce. Plus de 6 000 A320 ont été vendus, un succès sans précédent.<br />
   Depuis 1988, l’A320 a été considérablement amélioré et continue de l’être grâce à des investissements de 100 millions d’euros par an, alors, rappelons-le, qu’il s’agit d’un appareil conçu à partir de 1984. <br />Aujourd’hui, son avenir est relancé grâce au NEO.
   Calcul simple : si le NEO est produit pendant 15 ans (un minimum) jusqu’à l’arrivée d’un successeur, les derniers exemplaires en seront livrés en 2030. Ces avions là devant en toute logique être utilisés pendant un minimum de 20 ans, ils seront donc déclassés et « déconstruits » vers 2045. Soit près de 70 ans après le démarrage du programme A320 !<br /><br />
   De nombreux autres exemples confirment ce constat étonnant. Le 737, concurrent direct de l’A320, est encore plus « vieux ». Quant au Boeing 747, il a été lancé il y a 45 ans et une nouvelle version à fuselage allongé, baptisée 747-8, a effectué son premier vol le 20 mars. C’est donc un programme dont la vie atteindra ou dépassera les 70 ans…<br /><br />
   On l’a compris, l’unité de compte est la décennie, voire le demi-siècle et il n’est pratiquement pas envisageable de refaire, de restructurer, de reconstruire le transport aérien en quelques années. Et cela quelles que soient les bonnes raisons de le faire, à commencer par l’impérieuse nécessité d’accélérer la protection de l’environnement. L’inertie est réelle, évidemment involontaire et ne peut pas être effacée.<br />
   Nous voici à l’essentiel. Les progrès techniques sont incessants et bien réels, ils sont appliqués aux avions en production sans attendre l’apparition de nouveaux modèles. Ce qui revient à dire que, toutes autres choses restant égales, les émissions de CO2 tendent à diminuer à trafic égal. Et c’est bien là que le bât blesse, qu’apparaît un problème crucial.   Nous l’avons dit, le trafic aérien progresse d’environ 5 % par an, c’est-à-dire nettement plus vite que ne diminuent les émissions de CO2. Pour l’instant, ce différentiel est imparable. C’est un véritable casse-tête.<br />
   Bien sûr, sont en question moins de 3 % des émissions totales de CO2 à l’échelle de la planète, toutes activités confondues. Mais la perception du transport aérien auprès des politiques, et d’une partie de l’opinion publique, n’est pas favorable – c’est le moins que l’on puisse dire – du transport aérien. Sans doute continue-t-on à l’associer à une notion de luxe, de privilèges, ce qui n’a évidemment pas de sens. Il suffit d’ailleurs d’évoquer l’essor spectaculaire des compagnies low cost pour écarter de tels propos.<br />
   Le rôle économique incontournable, irremplaçable de l’avion a pris des proportions telles que le débat devient difficile, voire impossible. Et, à tout moment il est relancé, par exemple en Chine. L’aviation commerciale y joue un rôle vital dans son essor économique au point, par exemple, qu’une bonne soixantaine d’aéroports sont actuellement en construction pour recevoir les milliers d’avions supplémentaires que vont mettre en service les compagnies chinoises.<br />
   L’envolée du prix du pétrole –plus de 130 dollars le baril -  pourrait-elle freiner cet essor ? Sans doute pas. En revanche, il pourrait en résulter une accélération des travaux en matière de solutions nouvelles. Il est déjà beaucoup question de carburants de substitution, mais sans qu’apparaissent pour autant des formules économiques répondant à toutes les exigences du transport aérien. <br />Mais, à tort ou à raison, le sentiment le plus répandu est celui d’un manque d’empressement. Fondé ou pas ? Les pistes explorées sont nombreuses, certaines étant rarement mentionnées alors qu’elles sont théoriquement prometteuses.<br />
   Une piste mérite une mention particulière, celle du pétrole artificiel « Fischer-Tropsh », du nom des inventaires de la formule …dans les années trente. Il n’émet pas de CO2. <br />Cette méthode a fait ses preuves, sur relativement grande échelle, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en permettant d’alimenter la Luftwaffe. 
<br /><br />
<img src=http://www.aeromorning.com/dossiers/photos/dossier-aero-2011-03-30-3.jpg>
<br /><br />
   Sans essence « FP », ses avions auraient été cloués au sol, faute de carburant. Les experts nous disent que ce procédé n’a rien perdu de son intérêt, qu’il a été utilisé par l’Afrique du Sud du temps de l’embargo qui l’a frappée et fait partie des voies explorées par le Pentagone. Le « FT » a économiquement un sens si le prix du pétrole naturel dépasse les 100 dollars le baril. Nous y sommes ! Et sans doute de manière durable.<br />
   Pour des raisons qui sont davantage politiques qu’économiques, le Pentagone estime qu’il ne peut pas tolérer davantage une situation de dépendance pétrolière des pays du Golfe. D’où sa ferme volonté d’innover et, dans moins de 10 ans, de diminuer de moitié ses approvisionnements traditionnels. Ce qui pourrait nous conduire à une situation inattendue, à savoir une avancée  importante, d’origine militaire, dont le transport aérien serait le premier à bénéficier dans le monde civil. C’est un dossier à suivre attentivement. <br />
   On l’a compris, rien ne peut évoluer vite. Ce n’est sans doute pas avant la fin du siècle que les flottes civiles mondiales seront dotées, en majorité, d’avions de nouvelle génération tendant vers le but ultime qui tient en une formule, « zéro CO2 ». D’ici là, des progrès seront obtenus. Mais suffiront-ils à maintenir les émissions dans des limites tolérables ? Ne peut-on rien faire à court terme ? Tout de suite ?<br /><br />
   Il existe un embryon de réponse. Ici, c’est une autre forme d’inertie qu’il convient de dénoncer. La prise de conscience environnementale  apparaît décidément bien lentement. Voici quelques idées qui sont régulièrement évoquées pour diminuer la consommation et, de ce fait, les quantités de CO2 rejetées dans l’atmosphère : <br />
** diminuer la durée du roulement au sol des avions. Une proposition concrète : ne procéder à la mise en marche des moteurs au dernier moment avant le décollage, des tracteurs se chargeant de les conduire à proximité de la piste. Les avions roulent jusqu’à une heure et demie par jour. Pour les quadriréacteurs, après l’atterrissage, arrêter immédiatement deux moteurs ;
** réduire au minimum l’utilisation de l’APU, auxiliary power unit, unité auxiliaire de puissance, petit turboréacteur utilisé au sol pour faire fonctionner, notamment, la climatisation de la cabine ;<br />
** en vol de croisière, réduire légèrement la vitesse. Sur un Paris-New York, la consommation peut ainsi être réduite de 7,5 %, soit 3 300 kg de kérosène. Cette méthode a été appliquée en 1973, après le premier choc pétrolier, puis a été oubliée ;<br />
** modifier les procédures de contrôle du transport aérien, notamment en permettant des descentes continues, et non plus par palliers, vers l’aéroport de destination. Cela en réinventant …la ligne droite ;<br />
** ensuite, limiter et retarder le braquage des volets pour diminuer la traînée et, à l’atterrissage, se contenter d’usage modéré des inverseurs de poussée pour compléter l’usage des freins.<br />
   Ces sources d’économies de carburant sont prises en compte par un certain nombre de compagnies. Chez Air France, elles sont maintenant inscrites dans les manuels de vol, les pilotes y sont sensibilisés dès leur formation. Leur prise de conscience est « très forte ». <br />
   Jean-Cyril Spinetta, président d’Air France-KLM, a déclaré en 2008 : « Air France-KLM veut devenir exemplaire dans le développement durable ». En 10 ans, la compagnie a réduit ses émissions de CO2 par passager de 20 %.<br />
    Un élément purement commercial entre en ligne de compte : si le coefficient d’occupation des vols est élevé, il faut évidemment moins de vols, moins de carburant, moins de CO2 pour transporter un nombre donné de voyageurs. Là encore, les intérêts économiques et environnementaux se confondent.             <br />
   Retour aux avions (et moteurs) du futur. Pour les cellules, des gains de masse importants sont attendus de la généralisation des matériaux composites. Et, de manière plus large, d’une prise de conscience de la part des bureaux d’études de l’intérêt de réduire la masse à vide des avions. <br />Cela, au-delà de la structure à proprement parler, en ne négligeant pas un seul détail. Cette chasse aux gaspis d’un genre nouveau touche, par exemple, les armoires et autres éléments de commissariat à bord, les palettes et conteneurs de fret, les sièges, les systèmes de distraction. La documentation technique à disposition des pilotes dans le cockpit, informatisée de bout en bout, pèse dorénavant 2 kg, à comparer à 45 kg de papier.<br />
   Les avions du futur, notamment les A350, 787, 737NG, 747-8, A30X, C919, etc., actuellement en gestation, dont l’entrée en service se situera entre 2012 et 2020/2025, ne ressembleront qu’en apparence à ceux actuellement en service. Mais ils permettront des progrès importants. Reste à attendre la rupture technologique tant espérée… <br />
P.S.]]></content>
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        <title type="text">Espace</title>
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        <updated>Tue, 07 Sep 2010 15:32:21 +0200</updated>
        <published>Tue, 07 Sep 2010 15:32:21 +0200</published>
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            <name>Aeromorning</name>
            <email>infos@aeromorning.com</email>
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        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.aeromorning.com/dossiers/espace" title="Espace" />
        <summary type="html"><![CDATA[Nous aimerions à travers quelques informations que nous vous livrerons mensuellement vous faire partager notre univers celui de l'espace et plus particulièrement les applications spatiales ...<br />Notre première rubrique va essayer de vous faire découvrir les interactions entre deux mondes que vous connaissez parfaitement ... interactions pouvant aller jusqu'à la fusion (Voir dernière application).]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[Que peut apporter le satellite aux avions ? <br /><br />

Le téléphone et l'accès Internet : le satellite convient parfaitement à cette application plusieurs systèmes sont utilisés Pour BOEING :   "Connexion by Boeing" rebaptisé " Boeing Broadband Satcom Network" (offre disponible sur Lufthansa 62 appareils, British Airways,  SAS,China Airlines, Singapore Airlines, Asiana Airlines, Korean Air, El-Al et Etihad Airlines,América Airlines (vols intérieurs : 303 avions équipés fin 2010) Delta Airlines (77 avions MD-88s équipés, 300 à la fin de cette année), Southwest Airlines- Ryan Air (Sur certains trajets européens)-All Nippon Airways et Japan Airlines (Certaines lignes internationales)), capable de conserver la liaison avec le satellite en dépit de la vitesse de l'avion, des variations d'altitude et des latitudes traversées grâce à un système de suivi mécanique(Une altitude de 30000 pieds et à plus de 900 kilomètres à l'heure). Ce service payant donne accès au réseau internet par une liaison satellite directe relayée dans toutes les classes par un réseau local sans fil. Pour AIRBUS : "Système de communication OnAir " Mais aussi avec le système de connectivité de Tenzing sur Air Canada, Singapore Airlines, Virgin Atlantic et Cathay Pacific. Airways Quantas annonce que ses 20 appareils A 380 seront équipés.
<br /><br />
Un Médecin à bord d'un avion : en cas d'urgence il est maintenant possible pour les avions équipés d'un terminal de télémédecine d'obtenir une assistance médicale via une communication satellite. Cela permet d'économiser dans la plupart des cas un déroutement excessivement coûteux .Air India en collaboration avec l'Indian Space Research Organisation (ISRO). La valise télémédecine du CNES (Un PC auquel sont associés des modules médicaux (microscope, électrocardiogramme, échographe, dermatologie etc.) et un système de transmission de données par satellites. Prochainement sur l' A380 la station portable de MEDES
<br /><br />
Les satellites vont peut-être demain remplacer les boites noires ? Le projet FAST de télécommunications avion-sol haut débit par satellite, porté par AXESS Europe, une PME du pôle de compétitivité aéronautique Aerospace Valley, et qui implique aussi Astrium et le Cnes. Un premier prototype devrait voir le jour en 2011.
<br /><br />
Le satellite pour l'assistance à l'atterrissage ? Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a mis en service à l'aéroport de Brunswick-Wolfsburg une station au sol expérimentale (Ground Based Augmentation Systems, GBAS) permettant de réaliser des vols d'approche de précision via satellite. Des tests réalisés avec la compagnie aérienne Air Berlin, première compagnie européenne à tester le système GBAS en coopération avec l'office de navigation aérienne (DFS), ont été finalisés le 25 juillet 2009.
<br /><br />
Et nous n'en sommes qu'au début ....
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Que peuvent faire les avions pour les satellites ? 
Ils peuvent les lancer !! En effet on réfléchit de plus en plus à l'utilisation des avions pour lancer des micro-satellites. USA : Ils maîtrisent ce mode de lancement, notamment avec le système Pegasus, de la société US Orbital Sciences Corp., qui fait appel à un bombardier B52. EUROPE : Le programme Aldebaran, auquel participent le Centre national d’études spatiales (CNES) ainsi que les agences spatiales espagnoles et allemandes. Le concept développé, appelé MLA (micro-lanceurs aéroportés), prévoit d’utiliser un avion de combat Rafale pour lancer des satellites d’une masse allant de 50 à 300 kg. ISRAEL : Un projet également avec la société Rafael Advanced Defense Systems, devrait normalement aboutir en 2015 (satellite de 120 Kg à 300 Km ) .
<br /><br />
La " fusion " avion-satellite ? ( ou drone satellite )  L’agence de recherche et développement américaine en matière de défense (DARPA) vient de choisir Boeing, Lockheed Martin et Aurora Flight Sciences pour réaliser la première phase du programme « Vulture ». Il s’agit d’un avion solaire sans pilote, capable de voler pendant cinq années consécutives à 20 km d’altitude, alimenté par les panneaux solaires disposés sur ses ailes. Le projet vise à remplacer les actuels satellites géostationnaires. Un prototype sera lancé en 2013.

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        <title type="text">Salon ILA 2010 sous le signe de la reprise</title>
        <id>ila-2010-salon-aeronautique-berlin</id>
        <updated>Wed, 23 Jun 2010 10:14:44 +0200</updated>
        <published>Wed, 23 Jun 2010 10:14:44 +0200</published>
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            <name>Aeromorning</name>
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        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.aeromorning.com/dossiers/ila-2010-salon-aeronautique-berlin" title="Salon ILA 2010 sous le signe de la reprise" />
        <summary type="html"><![CDATA[Près de 240 000 visiteurs dont 70 000 professionnels, des contrats et promesses d’achat d’une valeur de 14 milliards d’euros, contre 5 milliards en 2008. La compagnie de Dubaï a donné le ton dès le premier jour sur le tarmac de Schönefeld avec une commande ferme de 32 A380 : le salon aéronautique de Berlin (ILA) qui a eu lieu du 8 au 13 juin fut placé sous le signe de la reprise.]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[Dès l’ouverture du salon, la présence de la chancelière allemande Angela Merkel souligna l’importance de la branche pour l’économie. « Le bilan de l’ILA est très positif pour Airbus, nous avons vendu 67 machines », déclarait de son côté le président d’Airbus Thomas Enders à la fin des trois journées réservées aux professionnels. Le nombre record d’exposants - 1153 venant de 47 pays (contre 1127 venant de 37 pays en 2008) - conforte l’importance de la foire internationale de Berlin, même sur fond de crise économique. Les 265 exposants de l’industrie de sous-traitance et d’équipement se disent notamment très satisfaits : l’environnement international du salon aurait facilité les prises de contact avec les groupes constructeurs.
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Météo au beau fixe pour l’A380
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La vedette de l’ILA revient bien sûr à Emirates : le premier jour du salon, la compagnie de Dubaï a commandé 32 A380 pour un montant au prix catalogue de 11,09 milliards de dollars (soit 9,3 milliards d’euros). Une commande géante, quand on sait que les deux autres meilleurs clients de l’A380, Singapore Airlines et Qantas, n’en avaient commandé que 20 chacun. L’objectif des 10 commandes pour 2010 lancé par le directeur des opérations clients à Airbus afin d’enrayer l’absence de commandes en 2009 est bel et bien dépassé. « Les engagements pris lors du salon sont des signes clairs de reprise de l’industrie », selon John Leavy. L’A380 pourrait commencer à rapporter de l’argent à partir de 2015, a même avancé le président exécutif d’EADS Louis Gallois devant la presse : « Nous devrions atteindre le point mort en 2014-2015 ». Les difficultés d’industrialisation de l’A380 seraient désormais sous contrôle. Bien qu’Airbus soit encore loin de pouvoir récupérer les quelque 12 milliards d’euros investis dans son gros transporteur, Louis Gallois se dit confiant en une reprise des commandes pour l’A380 « fin 2011, début 2012 », une fois consommé l’impact financier de la crise. Airbus a d’autre part signé à Berlin des protocoles d’accords pour une trentaine de machines avec les compagnies brésilienne TAM, finlandaise Finnair et allemande Germania, pour un montant estimé à 3,8 milliards de dollars.
<br /><br />
Nouvelle zone de turbulence pour l’A400M ?
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L’avion de transport militaire d’EADS était présent lors des deux premières journées du salon de Berlin, réservées aux professionnels. Les tests sur l’A400M, en pleine période d’essai de vol, se dérouleraient bien et, selon le directeur général d’Airbus Military Domingo Urena-Raso, le programme de sauvetage de l’A400M serait décidé d’ici fin juin. Toujours est-il que l’accord de financement définitif trouvé fin mars entre les partenaires n’a pas été signé mardi dernier à Berlin, lors de la traditionnelle réunion entre EADS et les ministres des cinq pays clients. Les négociations seraient toujours en cours sur le partage des 5,2 milliards d’euros de surcoût du programme en retard de quatre ans sur le calendrier.
Plusieurs pays clients annoncent déjà des programmes d’austérité budgétaire. Ainsi l’Angleterre commande 3 transporteurs de moins que prévu et l’Allemagne a déjà enlevé 7 transporteurs de sa commande. Cette réduction des dépenses militaires s’imposerait selon le ministre allemand de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg, du fait des coupes budgétaires menées par le gouvernement allemand. Le ministère français de la Défense n’écarte d’ailleurs pas l’hypothèse d’un scénario similaire. Le directeur de la stratégie d'EADS, Marwan Lahoud, estimait vendredi dernier que « le programme A400M se trouve au milieu du tourbillon budgétaire ». Le directeur général d’Astrium (filiale d’EADS), Evert Dudok, en appelait lui à une plus grande coopération entre les pays clients afin de réduire les coûts des grands projets militaires : « les commandes passées aux sociétés de l'aéronautique et de l'espace subiront les effets des coupes réalisées dans les budgets de la défense en Europe. La question est de savoir si chaque pays doit tout faire lui-même et quel degré d'indépendance il peut se permettre. »
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Des éclaircies inattendues grâce à la crise
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EADS s’affiche favori du salon de Berlin, malgré les difficultés rencontrées sur certains programmes d’hélicoptères. Boeing était certes présent, contrairement à d’autres années, mais seulement avec ses divisions militaires. De nombreux visiteurs ont également regretté l’absence des exposants russes et ukrainiens : pas de chasseur MIG, ni d’hélicoptère Mil et Kamov, ni de transporteur Antonow AN-124 ou AN-225 pour l’Ukraine. Dietmar Schrick, secrétaire général de l'association des entreprises allemandes du secteur aéronautique et spatial, puissante fédération associée avec l’ILA, a annoncé que le contact était pris avec la Russie afin de « réactiver les échanges est-ouest », donnée traditionnelle du salon berlinois. En attendant, les ventes 2010 du groupe européen EADS pourraient être supérieures aux prévisions : « L’euro faible est favorable à la compagnie puisque EADS produit dans la zone euro, règle donc ses coûts en euros, et réalise la plupart de ses ventes en dollars », a expliqué le président du conseil d'administration d'EADS Bodo Übber devant la presse. Le recul de l'euro sur le marché des changes serait ainsi un plus à long terme.
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Quel environnement sera donc prioritaire ?
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L’association internationale du transport aérien (IATA) s’est dite surprise de la rapidité de la reprise du transport aérien : le trafic passager devrait augmenter de 7,1% par rapport à 2009 et celui du cargo de 18,5%. Les compagnies européennes continueront toutefois d’enregistrer des pertes en raison de l’économie stagnante, de la crise monétaire, des grèves comme de l’éruption du volcan islandais. De ce fait, le chef économiste de l’IATA, Brian Pearce, a critiqué le projet du gouvernement allemand annoncé lors de l’ouverture du salon, à savoir l’instauration d’une taxe sur les vols au départ de l’Allemagne : "La dernière chose dont le secteur a besoin ici en Europe, c'est de taxes supplémentaires et de mesures qui ralentiront la croissance économique. La proposition doit être abandonnée. C'est une mauvaise mesure au mauvais moment. Le secteur lutte déjà suffisamment pour dégager des bénéfices dans un environnement économique fragile."
Le secrétaire d'État parlementaire auprès du ministre allemand de l'Économie et de la Technologie, Peter Hintze, a de son côté rappelé l’importance de la recherche et de l’innovation dans la branche pour l’économie de l’Allemagne. Un demi-milliard d’euros y serait déjà réservé malgré les mesures d’austérité annoncées jusqu’en 2013.
« Les grands constructeurs externalisent de plus en plus, alors les sous-traitants doivent optimiser leurs performances » expliquait aussi le professeur Thomas Biermann, au stand de l’institut technologique de Wildau (Allemagne). « Les modèles économes en ressources naturelles sont en vogue. Pour les ingénieurs, cela nécessite une formation continue au gré des évolutions techniques ainsi qu’une internationalisation de l’apprentissage du fait de la mondialisation des marchés. »
<br /><br />
Les conséquences de la crise semblaient quasi moins irriter les professionnels de la branche aéronautique que les conditions de sécurité pour les shows aériens : « nous avons dû renoncer à certaines figures spectaculaires en raison des règles de sécurité très strictes », expliquait le lieutenant en chef Daniel Hösli, commandant de la Patrouille Suisse à l’honneur de l’ILA 2010. Le prochain salon aura lieu en 2012, peu après l’ouverture du nouvel aéroport international de Berlin.
Charlotte Noblet en direct de Berlin pour Aeromorning.]]></content>
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